QUE SE PASSE-T-IL AU NIGER ? Depuis le mois de février, le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) a commencé à se faire connaître par ses actions militaires à Iférouane, et des attaques du site d'AREVA (exploitation d'uranium dans la région d'Arlit).
Depuis, des accrochages faisant plusieurs morts ont eu lieu autour du massif du Tamgak et de la ville d'Iférouane, alimentant des rumeurs difficilement vérifiables. Plus grave encore, des populations civiles touarègues, n'appartenant pas au MNJ, ont été prises pour cible dans des campements de la région. Ce qui pouvait apparaître jusqu'à présent comme étant des rumeurs, a été confirmé samedi 16 juin, à savoir l'assassinat de personnes âgées : Sidi Mohamed Imolan dit Kalakoua, Abtchaw Kounfi et Aoussouk Kounfi. Un unijambiste, un aveugle et un octogénaire pouvaient difficilement être tenus pour responsables d'avoir posé des mines, et d'être à l'origine d'actions considérées comme terroristes. Différentes sources font état d'autres exactions et meurtres dans les régions de Tabelot, Teguida n'Tagaït, et près d'Agadez. Nous savons par ailleurs qu'il y a de nombreuses victimes du côté des Forces Armées Nigériennes (FAN) et du MNJ. Nous souhaitons que les négociations, envisagées avant l'annonce officielle des décès des trois Nigériens de Tezirzek, reprennent le plus rapidement possible. Au-delà des intérêts économiques, il serait de l'honneur des instances diplomatiques françaises de s'investir dans une démarche de médiation, pour trouver une solution pacifique et protéger les populations civiles.
18 Juin 2007, Grenoble |